SP #03 – L’Enfant du vide

Court roman de science-fiction d’à peine 270 pages et quelques, l’Enfant du vide de Sarah Lo Iacono a été une très bonne découverte pour moi. Merci à l’autrice pour m’avoir confier son histoire ! 

L’Enfant du vide


2045, France. Rares survivants du virus « Ether », les cinq membres de la fratrie Galyn tentent de se reconstruire. Le défi est pourtant de taille pour le plus jeune d’entre eux, Caleb. Uni à ses aînés depuis sa naissance par un puissant lien, il lui est impossible de s’éloigner d’eux. Une connexion physique et mentale aussi mauvaise qu’indispensable à sa survie.

Après deux ans de recherches inutiles dans la nouvelle ville scientifique de Saïdu, le docteur Léonard Josteinn doit rendre des comptes à ses supérieurs.

Quand il croise la route de Caleb, il est fasciné par la famille Galyn, pensant y trouver une solution à sa condition. Le scientifique semble néanmoins prêt à tout pour percer les secrets des quatre éléments et de cet Enfant du Vide. Et rien ne pourra entraver ses recherches, pas même son amitié naissante pour l’adolescent.

Reste-t-il une issue pour Caleb ?



L’histoire commence sur une lettre qu’une mère adresse à son fils. Celle-ci pose les bases de l’intrigue et place le contexte de maladie, d’expériences scientifiques et d’abandon. Le fils en question, c’est Caleb. Abandonné avec ses frères et sœur lorsqu’il avait 5 ans, il subit la malédiction du lien qu’il entretient avec eux. J’ai trouvé ce concept de lien hyper original ! La fratrie ne peut pas s’éloigner les uns des autres mais ne peuvent pas non plus être trop proche au risque de ressentir une douleur insoutenable ou de perdre des forces jusqu’à ne plus pouvoir bouger. Ça instaure un climat de tension entre les personnages car cette « malédiction » est apparu lors de la naissance de Caleb.

Concernant les personnages, je les ai tous trouvé intéressant bien que Caleb, à mon sens, est un peu trop naïf.
Ses frères et sœur représentent les quatre éléments de la nature, et en ont chacun la personnalité. Caleb lui représente le vide. Car rien ne survie sans le vide, il est donc indispensable. L’autrice joue avec les codes de la sciences et ceux de la science-fiction et le tout donne un mélange hyper crédible et addictif.

Les chapitres s’organisent autour des personnages. Pendant un chapitre nous avons le point de vue de Caleb, le suivant celui d’un de ses frères ect.. Ça rend le récit très dynamique et nous permet de nous rendre compte des caractères de chaque personnage.

Bien que l’histoire soit hyper originale et addictive, j’ai trouvé quelques petits points négatifs. L’écriture est parfois un peu maladroite et rapide. Attention, il s’agit d’un texte écrit pour un concours donc je me doute qu’il y avait des contraintes pour la longueur du récit, mais le texte est tellement prometteur qu’il mériterait d’avoir des passages plus longs et plus travaillés. Comme par exemple la relation entre Caleb et Leonard qui pour moi est allée beaucoup trop vite. Ça m’a un peu embêté par moment, mais bon, l’histoire doit avancer et on doit rentrer dans le vif du sujet assez vite.

J’aurais également apprécié que le début soit un poil plus long afin de poser les bases de la vie de Caleb et de sa famille. Leurs habitudes, comment ils s’en sortent avec le lien. Leur rapport les uns aux autres, bien qu’on comprenne très vite qu’ils ne peuvent pas se piffrer. 

J’ai trouvé également qu’il y avait quelques facilités d’écritures. Certaines révélations n’ont pas eu l’effet escompté sur moi car je les ai trouvé trop simple et trop posé là, histoire d’expliquer des choses. Aussi j’ai trouvé certains passages trop précipités.
Maintenant il s’agit d’un premier ouvrage et toutes ces petites maladresses n’enlève pourtant rien au plaisir que j’ai eu de lire cette aventure. Les derniers chapitres m’auront tenu en haleine jusqu’au bout. Et je le répète, il y a un vrai potentiel chez l’auteure et ce roman mérite qu’on se penche dessus ! 

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En bref une excellente histoire pleine d’originalité par rapport à ce qu’on lit d’habitude. Quelques petites maladresses dans l’écriture mais rien qui n’enlève le plaisir de lecture. Une autrice à surveiller ! 


Note

3-5_5


Titre : L’Enfant du vide
Auteur : Sarah Lo Iacono
Edition : auto-édition
Pages : 273
Prix : Kindle : 2,99 € Broché : 10,55 €
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